HISTORIQUE

 

Témoins d'un passé plus récent le retable du coeur :  Saint Vaast -Notre Dame de l'Assomption - l'Annonciation, et le vitrail voisin de la porte de la sacristie, donné par Mlle Cottin en 1884.

 

Lors du réaménagement du choeur, en 1968, une pierre constituant le soubassement de la table de communion à l'envers de laquelle est représentée une femme en prière est découverte. Elle correspond à la description de l'Abbé Lebeuf dans son histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris - 1883 - "Auprès du sanctuaire était une tombe mise de travers-côté sur laquelle était représentée une Dame ayant les mains jointes, d'où pendait un long chapelet...Cy gist damoiselle Perone de Chevrel laquelle trépassa le deux juillet mil cinq cent trente" . Un morceau de cette pierre tombale est aujourd'hui visible dans l'église.

 

Passant au travers des siècles, la tour carrée surmontée du clocher reste donc la seule partie primitive de la construction de cette église.

 

Enfin, dans le cadre du prochain aménagement de la place par la commune, un porche viendra protéger la porte neuve du portail sud.

Placé sous la protection de Notre Dame depuis le Vème siècle, celui de Clovis, ce lieu de culte apparaît comme bâtiment dans des documents de 1117. Nous sommes sous Louis VI Le Gros, au début de la période de la construction des grandes Cathédrales. La paroisse de Chevry est alors la propriété des moines de Saint Martin. On y note déjà la présence d'une "grosse tour carrée qui se voir de loin".

Restaurée au XIVème siècle,elle est ruinée à la fin du moyen âge au XVème siècle entre la fin de la guerre de cent ans et les guerres de religion.

Elle est rebâtie au XVIème. Témoin de cette "Renaissance", l'inscription sur la grosse cloche : "Je fus faite pour Chevry, noble Antoine de Villebranche, seigneur de Chevry en l'an 1534". Plusieurs tombes des seigneurs du lieu datées de 1502 à 1530 étaient sous le banc des choristes et à l'extérieur de l'église. En 1809, ces tombes ont disparu. La révolution est passée par là.

 

Lors de la réunion des paroisses de Chevry et de Cossigny en 1810, Saint Vaast, protecteur de Cossigny, arrive à Chevry et prend place aux côtés de Notre Dame. Saint-Vaast, compagnon de route et catéchiste de Clovis (496) devint ensuite , à la demande de Saint-Rémi,évêque d'Arras où il restaura le catholicisme, puis de Cambrai. Il est mort le 6 Février 540.

En 1828, Louis Philippe règne sur la France, l'église sauf la tour est totalement détruite puis reconstruite dans sa forme actuelle. En 1839 une seconde cloche plus petite nommée Hilarine est donnée par Ambroise Jean Hilaire Chevalier, ancien magistrat propriétaire à Chevry.